nov 21

« Questionnez vos petites cuillères« 

Quand on a l’habitude on ne sent plus les courants d’air.
j’entends les arbres chantés
attendre encore longtemps, le plus longtemps possible pour étirer le fil à se rompre, point de chute avant la fin, avant le grand silence blanc. attendre et prendre l’habitude ne renoncer, de ne pas être dans l’attente. l’expectative spectacle sans comédiens.
Quand on a l’habitude on ne sent plus les courants d’air.
Les humeurs passent et glissent sur nous comme des peaux mortes. c’est l’automne et tout s’oublie sous les tas de feuilles rouges et oranges et jaunes. Les murmures circulent entre les branches de pin. Les oiseaux tapis dans les sous bois.
je ne suis pas expert en zinzinulement.
l’épaisseur réconfortante des ritournelles calfeutre les jours. les répétitions manquent de notes pour être vraiment un symptôme enviable. il y à trop de creux et de bosses, de doutes, de dérivations, de perturbations inutiles. pas la peine d’être déçu, un pansement sur la cicatrice, elle s’est habitué à cette absence.
Comment alors y placer des sons différents, intercaler des épreuves, des itérations entre les lignes. agrémenter le quotidien d’une mélodie plus singulière. recréer une familiarité avec des compétences qu’on a pas.

la persistance de l’ordinaire,

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